Manif anti-ogm

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Manif anti-ogm

Message par Admin le Jeu 29 Jan - 23:35

Manifestations anti-OGM dans plusieurs villes avant le débat à l'assemblée

Il y a 2 jours ( Virgile et moi avons pris notre pied en dansant tout le long de la manif : y'avait une super batucada juste derrière nous)

TOULOUSE (AFP) — Des manifestations "pour le droit de produire et consommer sans OGM" ont eu lieu dans plusieurs villes samedi, avant la discussion à partir de mardi du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés à l'Assemblée nationale.

Ces rassemblements, organisés par un collectif d'associations et syndicats, dont Greenpeace, Attac, les Amis de la Terre, les Faucheurs volontaires, la Confédération paysanne et la Fédération nationale de l'agriculture biologique, se sont notamment déroulés à Rennes, Clermont-Ferrand, Toulouse, Bordeaux, Avignon, Nancy et Lille. Selon la Confédération paysanne, ils ont regroupé au total plus de 25.000 personnes.

A Rennes, plus de 5.000 personnes, selon la police, entre 13.000 et 15.000 selon les organisateurs, ont manifesté en criant "Monsanto, assassin. OGM on n'en veut pas. OGM dans les champs c'est la mort de nos enfants".

"La Bretagne a une importance majeure sur la question des OGM, car c'est là que se concentre la majorité de l'élevage en France et les OGM sont cultivés à 80% pour l'élevage", a expliqué Arnaud Apoteker (Greenpeace).

A Clermont-Ferrand, la manifestation, en présence du leader altermondialiste José Bové, a rassemblé entre 1.000 et 3.000 personnes. Après un pique-nique, les manifestants, portant des banderoles "maïs OGM = céréale killer" et "OGM: députés, dites non", ont formé une fresque humaine pour écrire "sans OGM = O%".

A Toulouse, 500 personnes ont scandé des slogans tel "Monsanto dehors, OGM non merci" sur la place du Capitole, devant l'Hôtel de ville. "Les oies du Capitole nous réveilleront. Alerte à la trahison", ont chanté les manifestants, portant sept oies et des banderoles anti-OGM.

Selon Jacques Dandelot, membre du Collectif anti-OGM 31 et des Faucheurs volontaires, 4.000 pétitions appelant les députés à "voter pour une loi respectant le droit de produire et de consommer sans OGM" ont été signées localement et seront envoyées à l'assemblée nationale.

Une cinquantaine de membres et sympathisants du Collectif anti-OGM 31 ont symboliquement "semé" du maïs biologique sur des pelouses devant l'usine de production de semences Pioneer à Aussonne (nord de Toulouse).

A Avignon, de 800 à 1.500 personnes ont manifesté jusqu'à la place de l'Horloge, non loin du Palais des Papes, où avait été installé un cercueil surmonté de fruits et de légumes symbolisant l'enterrement de la biodiversité.

A Bordeaux, plusieurs dizaines de manifestants, 300 selon les organisateurs, se sont rassemblés place de la Comédie, avant un pique nique bio devant le Grand Théâtre.

A Lille, des producteurs ont vendu leurs produits -légumes, miel, viande notamment- près de stands militants de Greenpeace, du WWF, des Amis de la Terre ou des Verts. A Strasbourg, une dizaine de personnes portant un masque blanc et brandissant de petits panneaux "Ni dans mon assiette ni dans les champs" ont manifesté silencieusement.

Les députés doivent débattre les 1er, 2 et 3 avril du projet de loi OGM, largement amendé, puis adopté par les sénateurs le 8 février. Selon le collectif anti-OGM, "cette loi est en contradiction avec la plus grande partie des engagements du Grenelle de l'environnement".

Le collectif souhaite que le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM soient inscrits dans la loi, et que "le principe de précaution (soit) pleinement appliqué".
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Re: Manif anti-ogm

Message par Admin le Jeu 29 Jan - 23:35

petite revue de presse :
Nous étions vraissembleblement plus de 10 000 personnes à nous être déplacés. Espérons que les députés nous aient entendus...( 10300 selon une des organisatrices que je connais bien, 11300 selon une autre qui entendais ceux qui comptabilisait... bref on voit que les journaux aiment bien tordrent les chiffres autant que l apolice et les organisateurs...)

Voici quelques liens de retours de presse (merci Kenneth et Marie) :

vidéo sur Daiymotion
https://www.dailymotion.com:80/relevance/search/manif+ogm/video/x4wp4q_stop-ogmmanif-rennes-29032008on-en_news

journal TV Breizh:
http://www.tv-breizh.com/tvbreizh/video/0,,3798530-VU5WX0lEIDQ3Mw==,00-dimanche-janvier-.html

France 3 Ouest:(en page d'accueil)
http://ouest.france3.fr/

Ouest France:
http://www.ouest-france.fr/17-40-Des-milliers-de-personnes-defilent-contre-les-OGM-a-Rennes/re/actuDet/actu_3631-606451------_actu.html

Rennes Info (photos et vidéo):
http://rennes-info.org/Rennes-Samedi-29-mars-2008.html


Le Télégramme:
http://www.letelegramme.com/une/_1273057.php


Pour l'instant peu de couverture nationale.
Dépêche AFP:( celle que j'ai mise en premier post)


.
2008
Forte mobilisation anti-OGM dans les rues de Rennes (Ouest France)
Avec des milliers de personnes dans la rue, le Collectif citoyen pour une Bretagne sans OGM a gagné son pari, hier à Rennes.
La plus grande manifestation anti-OGM jamais organisée en Bretagne a mobilisé 8 000 à 10 000 consommateurs, agriculteurs et militants.

Démonstration de force des anti-OGM, hier à Rennes. Pendant quatre heures, un long cortège a scandé un « non au totalitarisme alimenTerre » des OGM. Militants d'Attac, de Greenpeace, des Amis de la Terre ; élus des Verts, de l'UDB et d'autres partis de gauche ; syndicalistes, faucheurs volontaires et membres de la Fédération des agriculteurs biologiques. Ils étaient tous là. Des familles les plus anonymes. Jusqu'au célèbre cuisinier de Cancale, Olivier Roellinger...

« Il est irresponsable de mettre des OGM dans les champs et dans les assiettes, alors qu'on ne maîtrise rien des conséquences », a martelé Christian Velot, chercheur à l'université Paris-sud. « Gardons la liberté de produire et de consommer sans OGM », a appuyé le député PS Jean Gaubert, trois jours avant le début de l'examen de la loi à l'Assemblée nationale.

5 000 personnes selon la police, 13 000 selon les organisateurs : la vérité est sans doute entre les deux. Mais la Bretagne a une fois encore démontré sa mobilisation. Devant le centre culturel « Les Champs libres », les manifestants ont écrit « oui à des champs libres, sans OGM », à l'aide de grains de maïs. « Je vous invite à continuer le combat, par des actions pacifistes et à visage découvert », a conclu François Dufour, de la Confédération paysanne.

Michel TANNEAU.
Anti-OGM. La Bretagne en force (Télégramme)
Alors que l’Assemblée nationale doit examiner le projet de loi sur les OGM (*), à partir de mardi, la plus importante manifestation nationale du jour a réuni, hier, à Rennes plusieurs milliers de personnes venues défendre le droit à cultiver et manger autrement.

Comme un grand champ de maïs dans les rues de Rennes. Épi en papier en guise de chapeau, plusieurs milliers de manifestants venus du Grand Ouest ont défilé hier - 5.000 selon la police, 15.000 selon les organisateurs - contre le projet de loi sur les OGM. Le texte, déjà voté par les sénateurs, doit être discuté à partir de mardi par les députés. Et au grand dam des anti-OGM, il prévoit la coexistence des cultures transgéniques avec l’agriculture traditionnelle. « On tourne carrément le dos aux objectifs du Grenelle de l’environnement, dénonce Arnaud Apoteker de Greenpeace.


Cette loi devrait garantir le droit de produire et de manger sans OGM : or on sait très bien qu’avec la dissémination, un champ bio qui se trouve à côté d’un champ OGM sera rapidement pollué ». Autre inquiétude pour les associations environnementales, le texte devrait entériner le seuil de tolérance de 0,9 % : en dessous de cette proportion d’OGM dans un produit le fabricant n’est pas tenu d’informer le consommateur de la présence d’organismes génétiquement modifiés. « Nous, nous voulons des produits sans OGM, ça veut dire pas du tout et non pas un petit peu ».

Frilosité des parlementaires

Hier, les anti-OGM entendaient donc mettre la pression sur les parlementaires. Plus forte affluence de cette journée de mobilisation nationale, la manifestation rennaise - malgré la présence de Jean-Louis Tourenne, président du conseil général d’Ille-et-Vilaine, ou de Jean Gaubert, député PS de la circonscription de Dinan - n’efface pas, pour autant, la réalité du rapport de force à l’Assemblée. « Les sondages sont clairs : 70 à 80 % des consommateurs ne veulent pas des OGM, souligne François Dufour de la Confédération paysanne. Mais le lobbying est extrêmement fort de la part des semenciers comme de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) ». Sur le parvis de la gare, Daniel Piel, agriculteur et éleveur de porcs en Ille-et-Vilaine a installé un stand pour réconforter les manifestants. « Mes 400 saucisses sont parties en deux heures. Le bio, ça marche ! dit-il fièrement. Mais si demain notre voisin trouve avantage à planter des OGM, on risque de perdre notre label. Les OGM, on n’en veut pas du tout ».

Plus confiance dans les produits

Venus de Paimpol (22) pour faire entendre leur voix, Frédéric et Élisabeth sont eux aussi inquiets. « Nous n’avons aucune idée de ce que peut provoquer la prolifération des OGM. Même Sarko a des doutes, c’est dire... sourit le couple. Aujourd’hui, on consomme bio parce qu’on n’a plus confiance dans ce qu’on achète ». Dans la foule, le public est surtout familial. Une poussette à la main, Christian Linares a fait la route depuis Berric, près de Vannes, où il est « paysan-boulanger ». « Globalement j’ai la chance de savoir ce que je mange : je fais mon pain, ma viande, mes légumes. Les OGM, c’est le reflet de notre société : ceux qui ont l’argent font ce qu’ils veulent de nos vies ». La balle est maintenant dans le camp des députés.
* Organismes génétiquement modifiés .

Alexandre Charrier
Christian Velot : « On ne maîtrise rien »
Christian Velot, maître de conférences en génétique moléculaire à l’université de Paris-Sud, est connu pour ses avis critiques sur les OGM.

Pourquoi combattez-vous les OGM ? En tant que biologiste moléculaire, je suis utilisateur de cette technologie. Et c’est parce que je fabrique des OGM toute la semaine dans le cadre de mes recherches fondamentales que je sais à quel point on ne maîtrise rien de cette technologie tant au point de vue des conséquences environnementales que sanitaires. Je trouve irresponsable aujourd’hui d’introduire des OGM dans les champs et dans les assiettes.


Quels sont les principaux risques des OGM ? La technologie OGM est totalement aléatoire. Quand on introduit un gène dans un organisme on ne sait pas où il va. Il y a énormément d’effets collatéraux qui ne sont pas maîtrisés. Tous les gouvernements du monde s’appuient sur la notion « d’équivalence en substance » qui consiste à considérer que l’OGM est identique à l’organisme de départ, mis à part le gène que l’on a introduit dedans, et qu’il n’y a donc aucune raison de faire une évaluation poussée de cet OGM. C’est une absurdité. Cela aboutit à une carence d’évaluation. En plus, pour des raisons de secret industriel les évaluations sont faites par les laboratoires des firmes semencières.


La question des OGM divise les scientifiques. Comment les citoyens peuvent-ils se faire une opinion ? La controverse scientifique est normale. Mais une controverse ça se lève en multipliant les expériences pour savoir qui a raison. Il suffirait que les pouvoirs publics commanditent des études.

Vous semblez payer cher vos prises de position anti-OGM ? Oui je subis de fortes pressions de la part de ma hiérarchie qui m’a supprimé un reliquat de crédits et m’a annoncé mon éviction pour 2010. On me reproche de donner une mauvaise image de la science, à l’heure ou les étudiants désertent les filières scientifiques.

Propos recueillis par Frédérique Le Gall
L.-M. Houdebine : « La nourriture la plus surveillée »
Louis-Marie Houdebine, directeur de recherches à l’Inra de Jouy-en-Josas (78) travaille depuis 40 ans sur l’étude des gènes. Il est expert dans plusieurs commissions de bio-sécurité notamment à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).

Les OGM, une grande conquête de l’humanité ou le pire des fléaux ? La vérité est entre les deux. Les OGM sont un outil supplémentaire qui n’annule nullement la sélection génétique classique. L’homme a toujours cherché à accélérer la création de nouvelles souches et races de micro-organismes de plantes et d’animaux. Pour ce faire il a provoqué des mutations multiples en soumettant les organismes vivants à des agents mutagènes puissants comme des molécules chimiques.





Avec les OGM on prend un gène connu c’est une technologie plus fine, plus subtile et mieux maîtrisée. Comme pour la sélection classique personne ne prétend que l’on comprend tout ce qui se passe. Ce sont deux méthodes équivalentes en termes de risques.

Et les risques de dissémination dans l’environnement ? Les risques dépendent de chaque plante, c’est pour cela que chaque OGM doit être examiné au cas par cas. Les décisions d’autoriser ou de ne pas autoriser les essais ou des cultures à grande échelle sont prises en fonction des risques évalués. Les OGM sont la nourriture la plus surveillée. Nous avons des commissions d’évaluation partout dans le monde. Les experts qui les composent sont des universitaires libres, indépendants des entreprises. Les commissions se videraient si tel n’était pas le cas.

Que pensez-vous du combat anti-OGM ? Les opposants ne parlent pas des OGM. Leur refus est plutôt l’expression d’une angoisse de l’avenir. La France est en train de se priver de tout un pan de techniques agronomiques. Cela fait le jeu des entreprises multinationales comme Monsanto. De plus les Européens perdent leurs chances de proposer une autre manière d’exploiter les OGM.

Propos recueillis par F. L. G.
85% d’OGM dans le soja importé en Bretagne

Les fabricants bretons d’aliments du bétail importent en moyenne chaque année 1.300.000 tonnes de tourteaux de soja, essentiellement du Brésil et d’Amérique dont plus de 85 % sont des OGM. Source de protéine, ce soja entre dans la ration alimentaire d’une grande partie des animaux élevés en Bretagne : porcs, volailles, bovins... L’Europe étant déficitaire en protéines végétales, il est difficile de se passer de ces importations. De même il devient de plus en difficile de se procurer du soja non-OGM à moins d’y mettre le prix.


Or Le différentiel de prix entre l’OGM et le non-OGM a considérablement augmenté ces derniers mois. Les fabricants d’aliments suivent donc une logique économique d’autant qu’ils ne peuvent valoriser le non-OGM, puisqu’il n’y a pas d’étiquetage sur les produits animaux. Quant aux cultures commerciales de maïs OGM elles se limitaient, l’an dernier en Bretagne, à trois parcelles officiellement déclarées. Elles se situaient dans les cantons d’Hédé et Redon (35) et Rochefort-en-Terre (56).
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