La science seule ne suffira pas pour faire croître la production agricole alimentaire 30/03/2010 11:45 (Par Sandra BESSON)

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La science seule ne suffira pas pour faire croître la production agricole alimentaire 30/03/2010 11:45 (Par Sandra BESSON)

Message par Lèna le Jeu 8 Avr - 1:17

La science seule, si elle n’est pas accompagnée de changements de profondeur, ne suffira pas pour faire croître la production agricole alimentaire afin de répondre à l’augmentation constante de la population mondiale.

Nourrir une population mondiale en pleine expansion face au changement climatique et à la stagnation des financements pour l’aide alimentaire et la recherche agricole nécessitera de remoderniser sérieusement l’agriculture, d’après ce que des experts ont déclaré lors de la première Conférence Mondiale sur la Recherche Agricole pour le Développement.



Cette conférence a lieu à Montpellier du 28 au 31 mars et est organisée par le Forum Mondial sur la Recherche Agricole, en collaboration avec une section du Groupe Consultatif sur la Recherche Agricole Internationale.







A l’inverse de la « Révolution Verte » qui a considérablement fait augmenter la production agricole en Amérique Latine et en Asie depuis les années 1950, une nouvelle restructuration agricole nécessitera de se concentrer autant sur les nouvelles variétés de graines que sur une bonne gouvernance par exemple, selon les experts qui se sont exprimés lors de la conférence.



Le changement climatique aggravera une situation qui se détériore déjà



Ainsi, « nous ne pouvons répondre au problème des risques pour la sécurité alimentaire mondiale de manière efficace seulement par la science et la technologie » a déclaré Joaquin von Braun, ancien directeur général de l’Institut International pour la Recherche sur la Politique Alimentaire (International Food Policy Research Institute (IFPRI)).



« Nous avons besoin d’obtenir les régulations du marché appropriées pour éviter une spéculation excessive » a-t-il ajouté lors du jour d’ouverture de la conférence visant à discuter d’une feuille de route pour réformer la recherche agricole pour atteindre les objectifs de développement.



La spéculation sur les marchés alimentaires contribue à alimenter les variations de prix qui peuvent réduire la capacité des agriculteurs à anticiper, les conduisant souvent à la sur ou la sous production.



Le manque de soutien politique et les ressources financières pour la recherche agricole font également partie des principaux problèmes retenant les efforts pour améliorer la production alimentaire et nourrir plus d’un milliard d’individus affamés dans le monde, d’après ce qu’a déclaré Jacques Diouf, directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (Food and Agriculture Organization (FAO)).



« Nous avons les programmes, nous avons les projets, nous avons la connaissance… Nous avons tout ce dont nous avons besoin sauf la volonté politique » a-t-il déclaré, ajoutant qu’il y avait des signes montrant que les choses changeaient.



« Nous avons réalisé que le problème de la sécurité alimentaire était non seulement un problème technique, économique, et éthique, mais c’est aussi un problème de paix et de sécurité dans le monde ».



D’ici 2050, la population mondiale devrait passer à plus de 9 milliards d’individus, pour 6,3 milliards aujourd’hui, c’est pourquoi la production agricole devra croître de 70% pour nourrir tous ces individus d’après le Fonds International pour le Développement Agricole (IFAD).



Mais le monde sera confronté à des défis considérables pour réaliser cet objectif, ont averti les experts lors de la conférence.



L’investissement dans la recherche agricole a stagné ou diminué dans une grande partie du monde pendant des décennies, et la croissance de cultures cruciales telles que le riz a ralenti, d’après les experts, qui ajoutent que la dette nationale élevée, en conséquence de la crise financière mondiale, rend improbable l’augmentation des financements destinés à la recherche.



Le changement climatique entraîne également davantage de phénomènes climatiques extrêmes et imprévisibles, dont des sécheresses, des inondations et des tempêtes. Ces phénomènes pourraient participer à la réduction de la production agricole dans les régions les plus affamées du monde telles que l’Afrique et l’Asie du sud. Cela exacerberait aussi les problèmes existants tels que la sur-utilisation des aquifères, la désertification et l’érosion.



« Le changement climatique aggravera une situation qui se détériore déjà » a déclaré le porte-parole de l’IFAD, Kevin Cleaver.



Pour inverser le problème, d’après lui, il faudra procéder à plusieurs changements, en réduisant par exemple les subventions agricoles attribuées aux pays riches, en construisant des bases de données pour aider à coordonner les efforts pour la recherche, et à trouver de nouvelles sources de financements pour la recherche agricole.

[ ho ben ça alors...ils pareltn pas des ogm...peut-être parce que les ogm ne sauveront pas le monde...hé oui...les productions d'ogm sont inférieurs en rendement que les productions conventionnelles.... NDLL*]


*NDLL : note de la Lèna
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